Ashbury

I Love Rock’n’Roll

C’est écrit en grosses lettres sur la devanture, une devanture aussi rouge que les fauteuils et les banquettes qui occupent l’espace : ici, on écoute du blues. Du blues, mais pas uniquement : le rock, la pop, le jazz pourquoi pas, et le metal sont également les bienvenus. L’été, les concerts s’enchaînent. Toute l’année, les dj’s se succèdent. Le lundi soir, chacun est libre de ramener ses vinyles et de faire découvrir ses coups de cœur du moment aux nombreux clients, accoudés au bar ou profitant de la terrasse. Guillaume Raynaud, le tenancier, ancien ingénieur du son et musicien (trois albums et un Olympia à Paris en première partie de Mass Hysteria, excusez du peu) est d’ailleurs fier d’offrir cette diversité et revendique de pouvoir commencer la soirée avec Son House et la finir par du black metal portugais ! Ouvert en avril 2013, le Ashbury a déjà eu plusieurs vies. Un temps, il fut possible d’y dévorer des bagels.

Aujourd’hui, on y vient pour jouer au billard, collé au vieux piano qui décore l’étage, tout en jetant un œil sur la déco, que l’on qualifiera d’atypique : de vieilles publicités de bières côtoient un imposant animal planté en vitrine (un Hipparion, l'ancêtre du zèbre). Mais l’important est ailleurs : après avoir passé trois années à Los Angeles, Guillaume est revenu en Auvergne convaincu de pouvoir apporter quelque chose de neuf, de différent. Ce quelque chose a pris la forme d’un bar authentique au sein duquel chacun est libre d’écouter et de faire écouter ce qu’il souhaite. Sans chapelle, sans jugement. Mais avec une excellente bière au bord des lèvres (Licorne blonde, Licorne black, O'hara's 51 State IPA, Barbar blonde, vous avez le choix) et le sentiment d’être à sa place au sein d’un pub rock’n’roll qui ne triche pas.

Nico Prat