Bombshell

C’est de la bombe bébé !

La dernière note du “Walk Idiot Walk” de The Hives est à peine éteinte qu’une batterie, massive, prend le relais. Aucun doute, il s’agit là de l’intro de “Supersonic” d’Oasis. Un tube rapidement rejoint par “Smells Like Teen Spirit” de Nirvana et un Chemical Brothers bien crado dans la liste des classiques sur lesquels il est permis de s’époumoner ici. Ed, le DJ résident aux platines du jeudi au samedi, ne s’en cache pas : si l’ambiance est si bonne, c’est parce que son plaisir, c’est d’en donner aux autres. Et donc de faire danser, chanter, si possible les deux en même temps, sur toute sorte de musique (même si les guitares sont bien plus présentes que les samples dans la sélection). Frédéric Souleyras, le patron, a ouvert le Bombshell au début de l’année 2015, avec la volonté, d’une part, d’apporter un peu de neuf à la nuit clermontoise (du mardi au samedi de 23 heures à 5 heures), et d’autre part, de convier tout le monde à la fête.

Mission accomplie : à peine passées les portes, on se retrouve immédiatement sur la piste, où les clubbeurs ont entre 25 et 50 ans, parfois plus, souvent moins, et où personne n’a eu un centime à débourser pour entrer. Un étage en duplex propose une autre piste de danse, ainsi qu’un fumoir. Ce dernier dispose d’une vitre permettant de suivre ce qu’il se passe dans la salle, indispensable quand le Bombshell accueille l’un de ses nombreux concerts. Et pas des moindres : The Warlocks, The Fleshtones, The Lords Of Altamont, Bellrays… Ils sont tous venus installer leurs basses et leurs amplis à côté du bar, au plus près du public, pour des concerts nécessairement fiévreux. Le Bombshell, c’est cela : un club rock’n’roll, également dans l’attitude.

Nico Prat