LAG

La douceur. C’est la première sensation qui nous envahit quand on pousse pour la première fois la porte de L’Alimentation Générale, qui a choisi comme nom de baptême son acronyme LAG : douceur d’une lumière comme tamisée, douceur de ces murs si blancs, douceur d’une atmosphère qui invite à la tranquillité. Une douceur qu’accentue un fil musical discret piochant dans les gouts du chef Boris Wandoren : soul, folk ou pop avec comme point commun une élégance jamais démentie. Tables en bois, chaises chinées, quelques plantes posées ici et là, des expos photos ou de tableaux d’artistes du coin, magazines à disposition, sourires accueillants : dans ce « coffee shop » tout en longueur doté d’une terrasse pour les beaux jours et situé à quelques encablures de la place de Jaude, on se sent très vite à l’aise. Alors forcément, on a tendance à y revenir souvent, entre amis, en famille, pour discuter, rigoler ou travailler – l’ordinateur portable sous le bras.

 

Ouvert en janvier 2017 par le susnommé Boris et son associée Lyria Boukeffa, le LAG célèbre chaque jour un mariage parfait entre modernité et sobriété, qui a entre autres séduit quelques rugbymen de l’ASM et autres personnalités clermontoises. Le matin, on vient boire de ces chocolats chauds ou de ces cafés qui font voyager dès la première gorgée, que les plus gourmands accompagnent d’un gâteau à tomber à la renverse – mentions très spéciales pour les cheese et carrot cakes ; le midi, on déjeune sur le pouce en se laissant tenter par l’exotisme, du hamburger pulled pork au sandwich banh mi, en passant par des salades aux saveurs étourdissantes, que l’on déguste en sirotant une bière locale ou un jus de fruits au nom coquin. Ajoutez-y des rendez-vous plus ou moins formels qui séduisent les gastronomes aux culottes plus ou moins courtes – les fameux pancakes du samedi matin, le brunch dominical (sur réservation uniquement) –, et vous comprendrez aisément pourquoi le LAG est un lieu qui en jette.

 

Christophe Basterra