Le Baraka

Bulle Pop

Au moment de dresser la liste des établissement qui composent ce guide, nous nous sommes retrouvés face à une colle : où classer le Baraka ? Est-ce un club ? Une salle de concert ? Un bar de copains ? Réponse : tout cela à la fois, et un peu plus encore. Car depuis son ouverture en janvier 2006, cette salle, ce club, ce bar, a su évoluer, grandir, étonner. En restant toujours à l’écoute de son public, ou plutôt des publics. Tenu par deux femmes (fait assez rare pour être mentionné et salué), le Baraka propose chaque semaine un dj set, de minuit à 5h du matin, et un live, à partir de 20h30. On y danse sur du rock, de l’électro, de la pop. Peu importe le flacon, vous aurez l’ivresse ! On y savoure des soirées hommage, comme par exemple un Tribute to Neil Young par des groupes de la région.

On y découvre les grands talents de demain, souvent avant tout le monde. Le groupe La Femme, bien avant la gloire nationale, fut programmé ici. Vous ne connaissez pas encore Johnny Mafia, Pendentif, Lenz-Faraday, ou Triangle ? Ils sont passés par ici, ils repasseront sans doute par là, et, comme souvent, pour moins de dix euros l’entrée (les soirées club sont, elles, totalement gratuites)... Le Baraka s’apparente à une petite bulle de néons colorés. Une bulle, avantage indéniable, située en centre ville. Avoir la baraka signifie avoir de la chance, être béni, et c’est peu dire que oui, Clermont-Ferrand a de la chance d’avoir en son coeur ce club qui organise des concerts. A moins que ce ne soit l’inverse.

Nico Prat