Le Sisisi

Oui Oui Oui

Depuis son ouverture en 1999, Le Sisisi, institution clermontoise, a évolué et grandi au gré des envies de Gilbert, le patron, mélomane (il tient également le disquaire Spliff) et amoureux de la bonne et grande cuisine. Coup de chance et nez creux: un chef étoilé aux portes de la retraite contribue au lancement de l’affaire, et forme l’équipe encore en place aujourd’hui. Le Sisisi a rapidement construit sa réputation sur une formule bar et restaurant, convivial et festif - mélange des genres à l’époque moins répandu qu’aujourd’hui.

La recette du succès, qui ne s’est jamais démentie, est simple. Prenez un décor atypique, classieux. Ici, un grand patio, une petite terrasse, des tables en bois, des murs gris auxquels sont accrochées des toiles anciennes, et une gigantesque plante dominant l’ensemble. Une allure folle, donc, mais qui ne serait rien si la carte n’était pas au niveau – et là, c’est un (roboratif) régal : médaillon de foie gras au vin jaune de Jura pour commencer, suivi d’une poêlée de rognons de veau aux chanterelles ou d’un dos de cabillaud au chorizo, et pour finir crémeux de chocolat blanc, cœur de framboises.

La carte des vins, pléthorique, fera aussi votre bonheur, et ça tombe bien car ne l’oublions pas, s’il est possible de déjeuner (du mardi au vendredi) et de dîner (du mardi au samedi, mais attention, pas avant 20h), le Sisisi est AUSSI un bar. Derrière lequel Gilbert se fera un plaisir de vous raconter la grande histoire du lieu, de sa cave, de Clermont, tout en jouant les DJ. C’est la cerise sur un gâteau déjà bien riche : la musique y est bonne. Très bonne même. On y écoute du Charlotte Gainsbourg et du Patti Smith… Quand on ne les croise tout simplement pas.

Nico Prat