Mayerling

Un Air de Famille

Si vous avez le sentiment de vous y trouver en famille, cela n’a rien à voir avec le hasard : le Mayerling, c’est bel et bien une histoire avant tout familiale. Nous sommes en 2001, et Madame Solignat lance l’affaire. En 2016, son fils, Mickaël, 31 ans, la rejoint dans l’aventure. Une histoire de transmission donc, et un esprit. Un esprit bistrot, d’une part, puisque le lieu est une brasserie le midi (les produits sont frais, les plats pour le moins généreux, l’andouillette au vin blanc est succulente), et que le soir, sont proposés des planches à partager (uniquement composées de produits locaux) et des hot-dogs. Mais un esprit d’ouverture également. Certes, le Mayerling est petit, mais il favorise les rencontres. De même, de 18h à 22h, en happy hour, l’endroit facture la pinte de blonde à trois euros seulement, et le mojito, à cinq. Difficile avec une telle offre de ne pas profiter de la terrasse (chauffée) une grande partie de la soirée, à écouter la clientèle, régulièrement composée d’habitués ou de cinéphiles se rendant au cinéma d’Art et d’Essai situé juste de l’autre côté de la rue.

Enfin, cette ouverture d’esprit est également musicale. Si la bande sonore du lieu se fait discrète durant la journée, principalement composée de titres funks, le soleil couché, place à l’indie rock, voire à l’électro, selon les envies du patron et de la patronne, ou les goûts des nombreux dj’s de la région qui se succèdent aux platines. (généralement en fin de semaine, deux fois par mois environ). En fait, que vous soyez gourmand, mélomane, cinéphile ou tout simplement assoiffé, ou que vous cumuliez ces quatre qualités, le Mayerling est pour vous.

Nico Prat