Rolling Rock

La maladie d’Amour

Sylvain Heyraud le dit lui-même : il est atteint d’une maladie incurable, et ce depuis de nombreuses années désormais. Un mal qui le ronge, et dont le seul symptôme est le suivant : il est tout simplement incapable de ne pas acheter de vinyles durant plus de 24 heures. La décision fut donc prise, il y a près de trente ans, de soigner le mal par le mal, en devenant disquaire. Tout d’abord en faisant la tournée des foires de France puis, en 1994, en inaugurant Rolling Rock, enseigne riche d’un catalogue de plusieurs milliers de disques blues, soul funk, jazz, pop rock, folk, rock psychédélique, hard rock, métal… A 51 ans, Sylvain est fier d’offrir depuis tant d’années une alternative solide à la grande distribution, tout en jouant son rôle, majeur, de défricheur.

Pénétrer chez lui, c’est l’assurance de trouver ce que l’on cherche, mais aussi de repartir avec ce que nous n’espérions pas sous le bras : le premier album de notre nouveau groupe préféré ! Et quand on demande en quoi Rolling Rock est unique, la réponse, toute en humilité, s’impose comme une évidence : les habitués, les fans, mais aussi la passion et l’enthousiasme du patron. Un patron particulièrement fan de rock des années 70 et de musique stoner (Kyuss, Sleep, Black Sabbath…) qui aura toujours le temps de vous conseiller et de vous orienter. D’autant plus nécessaire que chaque centimètre de la plus petite surface du lieu est occupée par un bac rempli de vinyles et de CD’s. Un paradis pour les chercheurs d’or.

Nico Prat